dimanche 3 mars 2019

La fiction

A tout moment dans une fiction on doit pouvoir répondre à ces questions :
Qui?
Quoi (actions?)
Quand?
Où?
Pourquoi?

Frontière entre fiction et autofiction
Comment parle un objet?
Le point de vue
Concept d'Iceberg (motifs cachés, fissures)
La fiction c'est de l'action
Les sons sont des évènements
Qui parle? Est-ce qu'un personnage parle toujours la même langue?
Poser le motif : quelque chose que l'on traite de différentes manières sans une séquence.
Mode d'expression :
- Dialogue (comment passe l'information)
- Voix intérieure
- Narrateur
Point de vue de l'auteur 

Exercice :
Choisir une image.
Faire parler l'image.
Dialogue banal et concret
Scène absurde qui contredit l'image
Travailler le hors-champ ou l'avant et l'après de l'image

Ecrire à partir du son vrai (enregistrements d'une heure par exemple en ville)
Retranscrire ce que l'on entend.
Inventer avant/après
Pour écrire un dialogue en langue orale : enregistrer un parler vrai, une conversation et retranscrire.

Pour travailler la ponctuation, on prend un texte classique où l'on enlève toute la ponctuation et on la remet pour voir si cela raconte autre chose.

On peut faire des typologies de discours en faisant des listes.

Exploiter les canaux pour dire les choses (téléphone, talkie walkie...)

Je coupe le son...

https://www.dailymotion.com/video/xg23qv
Francis Wolff, Pourquoi la musique, 2015

lundi 4 février 2019

Je coupe le son...

A2 MODULE IMAGE SEMESRE 2 2018/2019


Objectif
L’étudiant acquiert les outils nécessaires à l’élaboration de son projet et de sa recherche, en particulier dans le domaine de la vidéo. Il réalise un projet vidéo qui prend en compte le mode de diffusion dans l’espace et en particulier le dispositif sonore

Contenu
› Pratique et théorique.
› Construire une fiction audio-visuelle en commençant par le son. Vous allez faire des prises de son dans des paysages ou intérieurs dont l'imaginaire pour vous est riche.

Méthode
Utilisez tous les outils à votre disposition. N'oubliez pas de voir avec Bernard le micro binoral.
Faire un montage. C'est à dire créer de la fiction avec une narration: des personnages (qui peuvent êtres des objets), des motifs, une ambiance, un lieu... Mais surtout une ACTION avec des EVENEMENTS. Vous pouvez aussi rajouter des sons et des bandes son de film ou générer du bruitage pour votre bande son. Tout ce travail est à penser en relation avec l'image. Parralèlement vous réalisez l'image pour monter le tout.

Dans un deuxième temps vous testerez la diffusion dans l'espace.

 L’atelier questionne le dispositif de l’image en mouvement et du sonore dans l’espace d’exposition :
– Acquisition d’une somme de savoirs issue d’une recherche dans le champ de la création contemporaine liée à la question de la vidéo, du son et des médias.
– L’étudiant doit aborder ces problématiques sous la forme d’une recherche théorique et référence ainsi que de façon pratique en réalisant un projet individuel.
– Acquisition d’une méthode de documentation sur l’œuvre d’un artiste, liée la problématique de l’étudiant (références).




Nature de l’évaluation
› Continue et ponctuelle.
L’évaluation est collective et se fait en deux temps : une première
fois à mi-semestre sur la phase de construction du projet et dans un deuxième temps lors de la présentation du dispositif. Sont évalués :
– La maitrise des techniques de captation et de montage.
– L’intelligence à manipuler les matériels utilisés en fonction du projet.
– L’acquisition d’une méthode de travail en regard du projet.

 A lire :
Faire de l'image avec du son
https://next.liberation.fr/images/2018/11/23/chassol-faire-du-lego-avec-de-l-image-et-du-son_1693857 

Le son au cinéma
Laetitia Druart s'entretient avec des bruiteurs, monteurs ou compositeurs qui travaillent sur des blockbusters de science-fiction ou des films d’auteur. Ils adorent leur métier et racontent tout depuis leur studio.
https://www.arteradio.com/son/61660879/ecouter_le_cinema_1_5_du_vent_dans_la_plaine



Michel Chion qui a analyser le son au cinéma, parle de sons en trois zones d'ancrage : in, off et hors-champs.
In ou son synchrone, c'est le son que l'on entend et que l'on voit. Par exemple on voit parler l'acteur dont on entend la voix en même temps ; on voit fermer la porte que l'on entend claquer.
Hors champ, la source de son n'est pas visible dans l'image au moment de l'émission de ce son, qu'il s'agisse d'un personnage toujours présent à l'action mais dont la caméra s'est détournée. Il s'agit d'un son qui reste pour nous situé imaginairement dans le même temps que l'action montrée, dans un espace contigu à celui que montre le champ de l'image.
Off, un son qui émane d'une source invisible située dans un autre temps et/ou un autre lieu que l'action qui est montrée dans l'image. Par exemple la musique de film, la voix-off du narrateur racontant l'action au passé.
Ces sons n'ont pas de texture ou de couleur particulières, ils sont in, hors-champ ou off, que par rapport à une image, et dans ce rapport même, à l'instant où il s'établissent.
Zone acousmatique = zone invisible
 
 



Bibliographie
Le son au cinéma, CHION Michel médiathèque Cote :  791.43 CHI - d
Audio-vision (son et image au cinéma), CHION Michel 1991
On Stage, la dimension scénique de l'image vidéo, ROMAN Mathilde, Le Gac Press 2011Erik
Point Ligne Plan : cinéma et art contemporain (dir) Erik BULLOT, édition Léo Scheer, 2002


Les Intonarumoris du futuriste Luigi Russolo, auteur du Manifeste « L’Art des bruits », 1913



dimanche 3 février 2019

A3 et A2 MODULE IMAGE VIDEO

 Projet Equinode/Performance

Mardi 12 février à 20H00 Entrée gratuite.
  • Visite de l'installation/ performance "Equinode" de Carole Thibaut aux cinémas les studios
  • Visite le mercredi 13 février à l'école de l'artiste pour revenir sur le projet et sur le travail : Atelier vidéo.
  • Présentation du projet Cristaux Liquides : inspirations (Jean Painlevé, Adolf portmann, J.V. Uexkull), art/science, inter-disciplinarité => présentation des photographies réalisées durant les résidences à Roscoff (videoprojection)
  • Courte présentation Jean Painlevé, lien avec Roscoff. Discussion collective à partir de la projection des Oursins en 16mm la veille : Jean Painlevé, cinéma pédagogique, scientifique, expérimental.
  • Questions/réponses à propos de la performance Equinode et Cristaux Liquides.

mardi 16 octobre 2018

A2 module image

From Satin island
Un collage obsédant de catastrophe et de beauté, sur une musique de Lights Out Asia, Johan Grimonprez, en collaboration avec le romancier d'avant-garde Tom McCarthy, basé sur un résumé de son dernier livre Satin Island.
https://vimeo.com/116642737

Double Take
« Double Take » poursuit la réflexion de Johan Grimonprez,  optant pour le point de vue d’un anthropologue,  sur les infiltrations de notre quotidien par des images médias imprégnées de nouvelles, d’informations, de publicités, d’archives, qu’il met en parallèle avec le rôle d’Hollywood, à travers les films d’Hitchcock,  dans le contexte socio-politico-culturel des années soixante (la conquête de l’espace, les Spoutniks les satellites, les relations Est-Ouest, Russie/Etats-Unis, le début de la guerre froide …)  Johan Grimonprez s’intéresse ici autant aux émissions de télévision d’Hitchcock qu’à son célèbre film « The Birds ».
« Si la période faisant suite à la 2e Guerre mondiale était caractérisée par la prospérité et la consommation, elle l’était aussi par la menace de la Guerre froide apportant peur et paranoïa dans les foyers à travers les émissions de télévision ».  Johan Grimonprez crée par un montage rapide et subtil des croisements poétiques entre les thèmes favoris d’Alfred Hitchcock (la peur, la paranoïa, la menace, le doute, la double identité …) et cette époque déjà historique.
Cette vidéo est aussi une tentative d’analyse des changements du cinéma, dans le cadre de sa relation naissante avec l’arrivée bouleversante de son double, la télévision.
Par le montage et le mixage, l’artiste croise différents niveaux de sens.  Différentes narrations se combinent et se confrontent, créant une démarche dialectique vive, à partir d’une réappropriation d’images et des sons issus d’autres sources mais aussi de son univers quotidien.
« Double Take »  ne nous dit-il pas que tout est copie d’autre chose, que les images qui nous entourent  nous influencent malgré nous, quelles ne relèvent pas nécessairement du registre ontologique de la vérité, mais que le registre du Faux nous permet probablement d’approcher celui du Vrai.
Christine van Assche

https://vimeo.com/133335917
 

lundi 17 septembre 2018

Module Image A2 semestre 3 2018-2019

Catastrophes
Objectif
L'étudiant acquière la méthode et les outils nécessaires à l'élaboration d’un projet de « film » et de son dispositif de diffusion dans l’espace. Ce travail s’accompagne d’un apport théorique à partir de l’analyse d’oeuvres de la création contemporaine en particulier de leurs modalités de diffusion dans l’espace d’exposition.
Contenu
Il s’agit d’explorer par l’image en mouvement la complexité de la narration à travers la récupérations de vidéos sur internet. Films de fiction, news, documentaires, séries, troublent les frontières entre le « réel » et la « représentation » entre le vrai le faux. Nous sommes assaillis d'informations à la télévision avec les chaines en continu, les flux sur internet, les réseaux sociaux. Comment construire un récit entre réalité et fiction. Nous explorons ces frontières en utilisant les images déjà produites.

Le principe est simple, réutiliser, recycler, réemployer des images et des sons réalisés par d'autres pour créer à son tour un récit nouveau, une esthétique nouvelle, différents de ce qui avait été conçu initialement.
Méthode
REmix
Le principe est simple, réutiliser, recycler, réemployer des images et des sons réalisés par d'autres pour créer à son tour un récit nouveau, une esthétique nouvelle, différents de ce qui avait été conçu initialement.



Christoph Draeger
The last News, 2002
http://www.christophdraeger.com/projects/video/last-news
The Last News, journal télévisé fictif, met en scène la fin du monde. Tandis que New York, Paris, Londres et Tokyo sont en proie aux bombes, le présentateur tente en vain de prendre contact avec ses envoyés spéciaux, dispersés dans cette apocalypse. La chaîne grésille et finit par imploser. A travers un film sarcastique, parodique et grotesque, composé d’images fictives et réelles (du 11 septembre notamment), les artistes dénoncent la soif de revanche systématique des grands États, et la propension des médias à trop couramment avoir recours au sensationnel et à l’émotionnel.

Fell Lucky Punk ??! 1997-2000
Une installation vidéo où plusieurs niveaux de réalité se mêlent provoquant une impression de confusion entre réalité et fiction. Chaque spectateur est placé dans un rôle de témoin, ou d’enquêteur prêt à relever les indices du meurtre...

Le travail de l’artiste suisse Christoph Draeger est entièrement consacré au thème de la catastrophe. Après avoir réalisé, en 1993, de grandes photographies de maquettes de villes détruites, Christoph Draeger s’est intéressé à des images de catastrophes naturelles, d’accidents ou d’actes terroristes.


Fell Lucky Punk ??! 1997-2000
https://vimeo.com/33525763


Omer Fast CNN Concatenated 2002
Vidéo couleur son de 18 mn
https://www.youtube.com/watch?v=RCD3IxCZpsM
Figurant parmi les rares œuvres que l’artiste a réalisées en studio, CNN est composée exclusivement d’images de présentateurs de la chaîne américaine. À partir d’une immense base de données de 10 000 mots qu’il a tirés de leurs discours, Fast élabore un récit poétique, déconcertant, qui joue sur la rhétorique de la peur et de l’insécurité. Les présentateurs fixent le spectateur, puis s’adressent à lui avec leur voix mécanique entrecoupée, comme possédés par une force fantomatique. Le contraste avec le caractère subjectif du discours – qui paradoxalement semble l’expression d’une sorte d’inconscient collectif – est ainsi souligné.

https://www.youtube.com/watch?v=IID_XUsl0JM
Portrait filmé de l'exposition d'Omer Fast au Jeu de paume en 2015


Omer Fast s’intéresse au rapport entre individu et collectivité, à la façon dont les événements sont transformés en mémoires et histoires ainsi qu’à leurs modes de circulation et de médiatisation.

A lire http://dormirajamais.org/narrateur/
Texte de Walter Benjamin sur le rôle du narrateur/ conteur, réflexions sur l’œuvre de Nicolas Leskov
http://belcikowski.org/la_dormeuse/benjamin_le_conteur.php

Omer Fast, The Casting, 2007
http://www.ubu.com/film/fast_casting.html

On sait, au moins depuis Godard, qu’un film, fût-il de fiction, est toujours le documentaire de son propre tournage (dont il contient la marque et qu’il laisse apparaître en filigrane), la décalque de son époque.



Craig Baldwin

Spectres of the Spectrum (Les Spectres du spectre), de Craig Baldwin, est un film qui se moque du miracle militaire et industriel de l'Amérique. BooBoo, une jeune femme douée d’une force télépathique, s'efforce de survivre sur un ancien champ de bombardement pendant que son père (Yogi) diffuse sur les ondes des diatribes décousues. Très vite, BooBoo est appelée pour sauver le monde.
http://tracks.arte.tv/fr/craig-baldwin-remix2018 


György Palfi
Réalisateur et scénariste hongrois.
Contraint par l’absence de moyens de production, le cinéaste hongrois György Pálfi a réalisé un chef d’œuvre du "mashup" .
Final Cut  : Ladies and gentlemen

Avec « Final Cut », il cherche à partager une expérience : celle d'une rencontre avec l'image et l'Histoire d'un médium jeune aux possibilités infinies, synthèse de tous arts. Ce qui est à l'oeuvre dans le film, c'est la capacité du cinéma à créer l'émotion, et d'instaurer avec le spectateur une relation à la fois intime et collective, un nous et un moi. Car le cinéma, après appropriation, devient un objet de partage, un sujet de discussion, et une matière constitutive d'une identité culturelle. Palfi joue aussi sur la transmission, la transmission d'une connaissance cinématographique qui relie jeunes et moins jeunes, à travers des films aussi magnifiques qu'intemporels.


Animal Charm
Le duo Rich Bott et Jim Fetterly sont les maîtres du remix vidéo. Il récupèrent des bandes vidéos et des bandes sons de multiples sources comme des film d'éducation, des vidéos familiales, des séries... pour créer un univers personnel.

https://soundcloud.com/animalcharm/advertising-music-for-tv-and

Voir les vidéos sur leur site:
http://www.animalcharm.com/videos.html

Sites d'archives :
http://archive.org/index.php
http://thecliparchive.com/index.php?category=BottledVideo
http://www.publicdomaintorrents.info/

Diversification vidéo A2 semestre 3 2018/2019

Filmer les espaces

Objectif
L'étudiant acquière la méthode et les outils nécessaires à l'élaboration d’un projet de « film » qui met en jeu la matière même de l’image en mouvement. Ce travail s’accompagne d’un apport théorique à partir de l’analyse d’oeuvres de la création contemporaine et en particulier leurs modalités de production et de diffusion.

Contenu
Le contexte de création et en particulier les espaces dans lesquels on vit et travaille, sont déterminants dans l’expérimentation et la production d’un travail artistique. Regarder, enregistrer, se positionner dans des espaces pour qu’ils deviennent les lieux, les acteurs d’un film.
Le travail s’effectue sous forme d’atelier collectif avec un suivi individuel. Le semestre se divise en trois périodes :

- Phase de recherche : repérages et expérimentations avec la fabrication de matériel audio-visuel pour constituer une sorte de de scénario (esquisses dessinées, photos, sons, courtes captations vidéo). En parallèle un travail de recherche s’effectue sous la forme d’analyses d’oeuvres.
Evaluation intermédiaire de l’expérimentation
Phase de production : tournage et montage
Evaluation collective : les projets sont diffusés et discutés collectivement.

Evaluation
En continue et en fin de semestre de l’acquisition de la méthode de travail en regard du projet.

Une manière de découvrir un lieu : la performance
Francis Alÿs, If you are a typical spectator, what you are really doing is waiting for the accident to happen, Mexico 1996
En jouant avec un objet et le hasard
http://francisalys.com/if-you-are-a-typical-spectator-what-you-are-really-doing-is-waiting-for-the-accident-to-happen-bottle/ 



Sometimes Making Something Leads to Nothing, 1997
http://francisalys.com/sometimes-making-something-leads-to-nothing/




Lada Kopeika Project, St. Petersburg, 2014
http://francisalys.com/lada-kopeika-project/ 



The Nightwatch, 2004
http://francisalys.com/the-nightwatch/


Mark Lewis, Rush Hour, Morning and Evening, Cheapside, 2005
https://vimeo.com/68254724


Jay's Garden, 2001
http://marklewisstudio.com/jays-garden/



Algonquin Park, Early March, 2002


Kay Walkowiak, Minimal Vandalism, 2013
Un extrait de la vidéo https://vimeo.com/111718415
La vidéo en entier mais il faut couper le son
https://vimeo.com/61047462 


L’expérience d'un espace : la rencontre et quand les espaces deviennent des lieux.