mercredi 24 février 2010

Après-midi sonore d'une nuit visuelle

Groupe de travail :
Marie Moignot et Tristan Givaja
Nous avons établi notre trajet selon un processus basé sur la confiance, la communication, permettant une nouvelle appréhension de l'espace urbain, et une découverte indépendante de notre libre arbitre. Il s'agissait donc de s'aventurer à deux dans la ville, l'un ayant les yeux complètement bandés et l'autre le guidant. Le guide dirige "l'aveugle" et lui énonce les différentes directions possibles (droite, gauche...). Nous nous sommes ainsi laissés aller, à l'aveugle, découvrant des recoins, tournant en rond, etc. Ce faisant, le guide tenait de l'autre main une caméra, capturant ainsi images et sons des rues en plein après-midi.
Par la suite nous avons conclu que pour préciser notre projet, il nous faudrait les réactions, sensations et impressions de "l'aveugle", mais au moment de recommencer notre périple, que ce soit en suivant le même trajet, ou en en établissant un nouveau, nous nous sommes rendu compte du manque d'intérêt que cela nous apportait.
Face à ce manque d'intérêt, nous avons approfondi notre projet: pourquoi ne pas associer les sons de ces rues en plein jour, à leurs images de nuit?! Dans l'idée d'évoquer le décalage entre ces deux faces de la ville, décalage qu'on ne remarque même plus. Nous sommes donc partis en expédition de nuit avec un camescope familial pour notre prise d'images. Le lendemain, nous commencions le montage, nous rendant compte que la qualité de vidéo était loin d'être bonne, nous nous sommes finalement concentrés dans un premier temps sur le montage du son, la sélection des sons intéressants, les mettre bout à bout... Le soir nous sommes retournés faire les prises de vidéos, avec une caméra de l'école... Le mardi matin nous avons commencé le montage des images, jusqu'au mercredi matin, nous les avons calées avec les sons, nous avons sélectionné le plus intéressant de façon à réduire le temps de vidéo de 15 minutes, à un peu moins de 6 minutes. Nous avons décidé du titre, de la façon de faire comprendre le décalage dans le temps...
Vers la fin, nous avons réalisé que dans cette démarche il aurait peut-être été intéressant de s'attacher à une rue plus vivante telle que la rue de Siam, une rue pleine de voix, de rires, de voitures, de pas... et non pas que de voitures! Ce projet reste donc en réflexion, à faire mûrir et évoluer.
Avec un peu de recul il serait peut-être bien, de développer aussi notre première idée d'une vidéo d'impressions et de sensations, d'une "découverte aveugle" de la ville, tout en offrant au spectateur les sensations des deux personnages racontées par eux même...

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